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17 jan

L’Histoire s’invite à Vanves.

Aux origines de Vanves

Vanves a pris naissance dans un vallon irrigué par un ruisseau issu des bois de Clamart, qui rejoignait les eaux de la Seine. Le nom de la Ville pourrait être d’origine celtique : peut-être « Venna », désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, qui aurait donné en Français le mot « vanne ».

La découverte de vestiges de thermes gallo-romains dans le centre ancien, qui selon les archéologues pourrait s’expliquer par la présence d’un important sanctuaire aquatique, confirme l’importance de l’eau à Vanves dès l’Antiquité.

Les fouilles ont révélé en outre l’existence à Vanves d’une importante activité potière, dont la production fut diffusée dans toute l’Ile-de-France et même au-delà, notamment du VIème au IXème siècle. Mais c’est seulement à la fin du Xème siècle qu’une charte du roi Robert le Pieux mentionne explicitement Vanves, sous sa forme latine « Venva ».

Au Moyen Age, une grande partie de la paroisse de Vanves faisait partie du fief seigneurial de la puissante abbaye parisienne de Sainte-Geneviève. En 1163, le pape Alexandre III confirme à l’abbaye de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ses biens situés dans la localité. Sous le règne de Saint-Louis, en 1247, l’abbé Thibaut affranchit les serfs, sans doute en moyennant finances. En 1380, durant la guerre de cent ans, les troupes du duc de Bourgogne occupent le bourg et commettent de nombreuses exactions.

Sources et pâturages vanvéens

Du XVIème au XVIIème siècle, Vanves est un village paisible vivant essentiellement de l’agriculture : vigne, blé, produits maraîchers, et surtout élevage laitier. Le beurre de Vanves est alors réputé dans la capitale.

Avec ses prairies et ses sources abondantes, le village devient rapidement un lieu de villégiature apprécié. Le cardinal Duprat, chancelier du royaume, François Clouet, peintre du roi, le poète Philippe Desportes, et même François Ier, aimaient y résider.

La « maison des champs » la plus illustre est celle que bâtit Jules Hardouin-Mansart en 1698 pour son gendre Claude Le-Bas-de-Montargis. Il s’agit du château qui abrite aujourd’hui le Lycée Michelet. Cette résidence est acquise en 1717 par l’un des plus puissants personnages du royaume : Henri-Louis de Bourbon, prince de Condé.

Vanves s’étend alors bien au-delà de ses limites actuelles : la paroisse comprend une partie des 14ème et 15ème arrondissements de Paris, la ville de Malakoff et déborde sur le hameau de Montrouge.

En 1789, la population vanvéenne s’élève à 1 400 habitants. Sous la Révolution, en juillet 1790, la fête locale de la Fédération, qui réunit les communes de Clamart, Issy, Vaugirard et Vanves est organisée devant le château des Condé.

Devenu bien national, le château sert de caserne en 1793, avant d’être racheté en 1798 par le Prytanée français, ex-collège Louis le Grand.

Amputations successives du territoire

En 1799, le rattachement du Petit-Vanves à Montrouge marque le début des amputations successives du territoire communal. En 1814 et 1815, le château des Condé, transformé en cartoucherie, est occupé par les Autrichiens puis les Prussiens.

En 1822, les docteurs Voisin et Falret ouvrent à Vanves, à l’emplacement actuel du Parc Frédéric Pic, une maison de santé pour le traitement des aliénés, où est mise en œuvre une thérapie novatrice.

En 1860, la portion du territoire communal située à l’intérieur de l’enceinte fortifiée de Paris est annexée par la capitale. L’ancienne maison champêtre du collège Louis le Grand, qui prend le nom de Lycée du Prince impérial en 1864, devient en 1888 le Lycée Michelet.

Si les forts de Vanves et d’Issy protègent la ville en 1870, Vanves est en revanche le théâtre d’affrontements sanglants entre les Fédérés et les Versaillais durant la Commune.

Sous la IIIème République, l’évolution de la ville se poursuit. La gare est inaugurée en 1883. Mais la même année, Malakoff devient une commune distincte, ce qui réduit de moitié la superficie de la ville. Devenue chef-lieu de canton en 1893, Vanves se dote d’une nouvelle mairie en 1898.

Vanves s’urbanise au XXème siècle

Au début du XXème siècle, la physionomie de Vanves a définitivement changé : la blanchisserie demeure certes une activité importante, mais la vigne a disparu et le Plateau s’urbanise progressivement.

Après la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle plus de 700 Vanvéens sont tombés au champ d’honneur, la mise en œuvre du « plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension » en 1932 et la création du parc municipal (inauguré par Frédéric Pic en 1939) contribuent à transformer la ville.

Exposition « Centenaire de la grande guerre » (2014-2018)

Vanves sous l’Occupation

Sous l’Occupation, la Division motorisée de la Marine et la Kommandantur s’installent au Lycée Michelet.

Une centaine de Vanvéens, dont les noms figurent sur la stèle du Square de l’Insurrection, est victime de la barbarie nazie durant cette période noire.

En mémoire des résistants vanvéens

 

Après la Libération, c’est à Vanves qu’est menée une expérience originale de mi-temps pédagogique qui débouche en 1953, sous l’impulsion du docteur Max Fourestier, à la première classe de neige publique en France.

Vanves expérimente la classe de neige en 1953.

La rénovation de « l’îlot des chariots » dans les années 1960, puis du Plateau entre 1970 et 1984, modifient profondément la physionomie de la ville.

En 1966, le collège Saint-Exupéry est inauguré. La piscine est ouverte en 1971, puis un vaste complexe comprenant le marché, le centre administratif, la bibliothèque et le théâtre-cinéma sort de terre en 1979.

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